L’oranger fait des petits.
Quand une idée porte ses fruits.
Et si les commerces de quartier étaient parmi les meilleurs alliés face à l’itinérance ? C’est le pari qu’a fait Plein Milieu avec L’Oranger et aujourd’hui, ce modèle inspire d’autres organismes à travers la ville.
C’est quoi, un réseau de commerces solidaires?
Le concept est simple, mais puissant. Un « arbre fruitier », dans ce contexte, est un organisme communautaire qui va à la recherche de commerces dans son quartier qui souhaitent s’engager à la hauteur de leurs ressources afin de donner accès à des services au sein de son établissement aux personnes en situation d’itinérance.
En pratique, ça ressemble à quoi ?
Pour les personnes vivant dans la rue, il n’est pas toujours évident d’avoir accès à un simple verre d’eau, ou encore à une toilette. L’objectif : pallier au manque de services par le biais de commerces et d’établissements membres de L’Oranger.
Un verre d’eau. L’accès à des toilettes. Un endroit où s’asseoir quelques minutes au chaud ou au frais. Un micro-onde pour chauffer son repas. Des gestes simples, portés par des gens d’affaires qui choisissent de faire partie de la solution.
Évidemment, ces commerces ne remplacent pas les organismes communautaires, ils les complètent. Ils deviennent des points d’ancrage humains dans le tissu urbain, des espaces où la dignité n’est pas conditionnelle à un achat.
Pour accompagner ses membres, l’équipe de médiation sociale de Plein Milieu offre aussi la formation Entre les mailles, une formation qui vise à déstigmatiser les personnes en situation d’itinérance, à savoir comment les aider et à faire rayonner l’harmonie dans son commerce.
L’Oranger : le premier arbre à pousser au Québec
C’est Plein Milieu qui a planté la première graine. Face au manque de ressources, l’équipe est allée chercher des solutions concrètes et s’est inspirée de l’initiative française La Cloche et Le Carillon pour concevoir un modèle adapté au contexte montréalais.
Ce concept est une solution importante à la cohabitation sociale.
Au courant des dernières années, plusieurs commerces se sont joints au mouvement et ont permis au Plateau d’être un environnement plus solidaire.
« Le modèle prouve qu’il est possible de tisser un filet de solidarité à l’échelle d’un quartier, commerce par commerce. »
Le Pommier : l’idée prend racine dans Centre-Sud
Inspiré directement par L’Oranger, Spectre de rue a lancé le 26 mars dernier, le Pommier dans le quartier Centre-Sud. Même ADN, nouveau terreau.

Photo du lancement du programme Le Pommier de Spectre de rue
Quand une idée est bonne, elle porte ses fruits
Ce qui se passe entre L’Oranger et Le Pommier, c’est exactement ce qu’on espère d’un modèle innovant : qu’il inspire, qu’il voyage, qu’il s’adapte. Plein Milieu a montré qu’il est possible de mobiliser les commerces comme acteurs de la cohabitation sociale.
Vous êtes un organisme qui aimerait développer cette formule? On vous invite à nous contacter pour construire ce projet ensemble.
Combien d’autres quartiers à travers le Québec pourraient accueillir leur propre arbre fruitier ?
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